Comment visiter la Namibie ?
La Namibie se découvre au fil des pistes, des immensités désertiques et des rencontres inattendues. Pendant notre road trip, nous traversons des paysages parmi les plus spectaculaires d’Afrique australe : les dunes rouges de Sossusvlei, les grands espaces du désert du Namib, la côte atlantique ou encore les safaris dans les réserves au nord de Windhoek.
Dans cet article, nous rassemblons tous les récits de notre itinéraire en Namibie ainsi que nos conseils pratiques pour organiser ce voyage en autonomie : location du véhicule, conduite sur piste, étapes, hébergements, budget et préparation du road trip. Chaque lien vous emmène vers une partie de notre voyage pour vous aider à construire votre propre aventure namibienne.
Tout dépendra du temps que vous avez à consacrer à ce voyage en terre namibienne, au milieu du désert, à la rencontre d’une nature sauvage et des tribus autochtones. Nous avons choisi de partir trois semaines. Trois semaines intenses d’émotions au volant de notre Ford 4X4 .
YouTube ayant appliqué une restriction d’âge sur la version initiale de la vidéo « Le grand tour de la Namibie », j’ai réalisé cette version alternative pour pouvoir la partager plus librement ici.
Cette restriction est liée à certaines images montrant des populations locales, notamment les femmes Damaras et Himbas, dont les codes vestimentaires traditionnels peuvent être interprétés différemment selon les cultures et les plateformes.
Pour mieux comprendre ces peuples fascinants, une autre vidéo entièrement consacrée aux Himbas est disponible dans la section « Comment visiter le Damaraland », en quatrième partie de cet article. Elle a été tournée dans un village et n’est pas soumise à restriction à ce jour.
À noter également que plusieurs documentaires, comme « Rendez-vous en terre inconnue chez les Himbas » avec Muriel Robin, permettent d’approfondir la découverte de ce peuple.
Voici un aperçu en vidéo de notre road trip en Namibie avant de découvrir chaque étape détaillée ci-dessous.
Sommaire
Comment visiter la Namibie : que faire et que voir en Namibie
Voyager en Namibie, c’est accepter de parcourir de longues distances sur des pistes, de traverser des paysages désertiques spectaculaires et de vivre une immersion totale dans la nature sauvage africaine.
Ce pays se prête particulièrement bien au road trip en autonomie, à condition de bien préparer son itinéraire et de comprendre les spécificités locales.
Voici les cinq étapes de notre road trip en Namibie que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien en dessous de chaque photos.
De Windhoek à Fish River Canyon en passant par le Kalahari
Road trip 1
Ce premier itinéraire marque notre entrée en Namibie. Nous atterrissons à Windhoek après un vol depuis Johannesburg, puis prenons rapidement la route vers le désert du Kalahari, où nous faisons étape à Bagatelle.
C’est ici que commence vraiment le voyage : les paysages deviennent plus secs, plus vastes, et déjà totalement dépaysants.
Nous poursuivons ensuite vers le sud du pays jusqu’au spectaculaire Fish River Canyon, l’un des plus grands canyons au monde. L’immensité du site, ses couleurs changeantes et son silence absolu en font une étape inoubliable de ce road trip en Namibie.
Le sud ouest de la Namibie : Aus, Luderizt, Sesriem
Road trip 2
Nous prenons la direction du sud-ouest de la Namibie, une région où les paysages deviennent de plus en plus contrastés entre désert, pistes infinies et océan Atlantique.
Notre première étape nous mène à la plaine du Garub, près d’Aus, où nous avons la chance d’apercevoir les célèbres chevaux sauvages du désert. Puis nous poursuivons vers Lüderitz, une ville isolée posée au bord de l’océan, marquée par l’histoire coloniale et l’exploitation des diamants.
C’est ici que nous découvrons Kolmanskop, la célèbre ville fantôme ensevelie par le sable, témoignage fascinant du passé minier de la région.
La route continue ensuite vers Sesriem, sur de longues pistes désertiques qui demandent patience et attention. Mais l’effort est largement récompensé : nous arrivons aux portes du désert du Namib et des dunes de Sossusvlei, parmi les plus hautes du monde.
À quelques pas, Deadvlei nous offre un décor irréel avec ses arbres morts figés dans une cuvette d’argile blanche, probablement l’un des paysages les plus photographiés de Namibie.
Et oui… la chaleur y est intense, surtout en journée !
La côte des squelettes en Namibie : Swakopmund et Walwis Bay
Road trip 3
Nous prenons maintenant la direction de l’océan Atlantique pour découvrir la célèbre côte des Squelettes en Namibie, une région où le désert rencontre la mer dans des paysages totalement irréels.
Notre itinéraire nous mène d’abord à Walvis Bay, point de départ vers l’un des sites les plus spectaculaires du pays : les dunes de Sandwich Harbour. Ici, les dunes dorées plongent directement dans l’océan, créant un décor grandiose et sauvage. Les sensations sont fortes, entre immensité, vent et sable mouvant.
Nous rejoignons ensuite Swakopmund, une ville côtière au charme surprenant, où l’air devient plus frais après la chaleur du désert. C’est une étape plus douce du voyage, idéale pour se reposer, flâner et profiter de l’atmosphère particulière entre influences africaines et héritage colonial.
Comment visiter le Damaraland en Namibie
Road trip 4
Ici, la Namibie se révèle dans toute sa puissance. Le Damaraland est une région grandiose où les paysages minéraux, les plateaux rocheux et les pistes infinies offrent une impression de bout du monde.
C’est aussi une étape riche en rencontres et en observations de la faune. Nous y croisons des populations locales venues de différentes origines, et découvrons une nature adaptée à des conditions extrêmes. Les éléphants du désert, rares et fascinants, ont su s’adapter à cet environnement aride, tandis que les rhinocéros noirs, protégés, rappellent la fragilité de cet écosystème unique.
Nous poursuivons vers Twyfelfontein, un site exceptionnel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, où nous observons les célèbres gravures rupestres laissées par les San, premiers habitants de la région. Ces traces millénaires racontent une histoire ancienne profondément liée à la terre.
Enfin, notre route nous mène à Otjikandero Himba Orphan Village, où nous avons la chance de rencontrer le peuple Himba, surnommé le « peuple rouge« . Cette rencontre marquante nous permet de mieux comprendre leur mode de vie traditionnel et leur lien très fort avec la nature et les traditions ancestrales.
Safaris en Namibie, les réserves privées du Centre
Road trip 5
Bienvenue dans les hautes terres de Namibie, une région où la nature reprend pleinement ses droits et où la faune sauvage évolue en liberté. Ici commence une expérience incontournable : le safari photo en Namibie, au cœur de réserves privées dédiées à la protection des animaux.
Nous découvrons une immersion totale dans un environnement préservé, où les rencontres avec la faune se font dans le respect de la nature. Dans ces espaces protégés, d’anciens domaines agricoles ont été transformés en véritables sanctuaires animaliers par des propriétaires engagés dans la conservation.
Parmi les lieux emblématiques de cette région, on retrouve des réserves privées comme AfriCat Foundation, engagée dans la protection des grands carnivores, ou encore des espaces naturels comme Erindi Private Game Reserve, réputée pour la richesse de sa faune et la qualité de ses safaris. Certaines zones comme Wilderness Private Nature offrent également des expériences exclusives au plus près des animaux dans leur habitat naturel.
C’est ici que le voyage prend une dimension plus intime avec la vie sauvage : éléphants, girafes, antilopes et prédateurs évoluent dans de vastes espaces, offrant un spectacle inoubliable pour les amateurs de nature et de photographie.
Comment visiter la Namibie : petit guide pratique à l’usage des voyageurs en Namibie
Certains vous diront qu’un véhicule de tourisme suffit… oui et non … tout dépendra de votre itinéraire. A certains endroits, le 4X4 est obligatoire mais par exemple pour aller à Deadvlei, il est possible d’approcher votre véhicule et de prendre une navette collective spécialement équipée et payante.
Contacter un loueur, de préférence un organisme qui organise des voyages sur place et qui a une flotte de véhicules. Si vous souhaitez camper à Etosha, la question est réglée : un véhicule avec tente sur le toit est obligatoire.
Partir avec la tente sur le toit est plus économique. J’en avais personnellement très envie pour le côté « se retrouver tout seul au milieu de la nature sauvage ». La sagesse l’a emporté et, bien nous en a pris, car sur le chemin du retour en France nous avons rencontré des jeunes français qui nous ont parlé de cette expérience assez fatigante malgré leur jeune âge.
Il fut donc décider de partir en 4X4 loué auprès de Namvic et de loger dans des lodges. Nos hébergements ont été réservés par cette agence qui avait des prix plus intéressants que ceux que nous aurions pu avoir sur booking.com (même en genius). Nous avons fait confiance à Stacey et nous ne le regrettons pas. Les hébergements sont très différents et de confort inégaux, parfois rustiques.
Confidences de voyage :
Nous sommes partis pendant « la petite saison des pluies » en mars/avril. Il fait chaud dans la journée, toujours très sec, mais aussi chaud la nuit contrairement aux autres périodes. Je vous fait une confidence : j’ai parfois pleuré le soir au moment de m’endormir, tant la chaleur la nuit était difficile à supporter. Mais vous savez quoi ? Pour rien au monde, je ferai différemment. Et malgré la peine de mon organisme qui s’exprimait par ce petit peu d’eau, j’étais heureuse et reconnaissante d’être là. Certains soirs ont été plus difficiles que d’autres comme par exemple à Sesriem au Desert Camp malgré la climatisation. Ce soir là, j’ai pris l’habitude de me coucher, le lit protégé par la moustiquaire, avec, à portée de main, ma lampe frontale pour une éventuelle sortie nocturne, ma gourde et la télécommande de la climatisation pour l’arrêter de temps en temps (nous détestons dormir avec la clim !)
Ce ne fut pas tous les soirs comme cela : au bord de l’Atlantique la température est supportable ainsi que dans le centre et les hautes terres namibiennes. Nous sommes partis fin mars avec un retour trois semaines après. Fin avril la température commençait à changer : des journées chaudes et de la fraîcheur la nuit.
Nous avons donc alterné des nuits en établissements rustiques (à certains endroits pas le choix) et des nuits en des lieux plus confortables comme à Moon Moutain Lodge et ses chambres en toile de tente ou bien à Bagatelle, à Canyon Village Gondwana, à Okonjima main camp et à Erindi Old Traders Lodge.
Tout nous a plu, le côté rustique comme le côté plus confortable. A signaler, la literie est toujours excellente et la propreté à « l’allemande » légendaire est bien au rendez vous.
Pour ceux qui peuvent camper, les campings sont très bien installés avec sanitaires et souvent un coin privé barbecue.
Les Namibiens ont une réelle passion pour la viande. Le bœuf et le mouton sont délicieux. Il ne faut pas oublier que le pays est un pays de chasse, ils adorent aussi le gibier, et vous aurez l’occasion de goûter toutes sortes d’antilopes : le koudou, le springbox, l’élan et l’oritz. En ce qui me concerne, je ne pouvais pas admirer les antilopes en journée et en manger le soir. Les légumes aussi sont à l’honneur et les végétariens ne seront pas en peine.
Les préparations culinaires sont parfois très recherchées, bref on mange très bien en Namibie. Côté pâtisserie, on retrouve le malva pudding de l’Afrique du sud, le sponge cake (un délice avec une petite crème fouettée), la tarte au lait, l’apple pie et de la glace au lait. Les laitages ne sont pas en reste avec un peu de fromage, du fromage blanc. La tradition roborative du goûter est respectée avec le tea time (boissons chaudes et pâtisseries). Le vin est parait il honorable. Les entrées sont d’inspiration germanique : j’y ai mangé le meilleur coleslaw de ma vie !
Pour voir les animaux sauvages, nous nous sommes contentés des réserves privées des hautes terres situées en dessous d’Etosha. Le parc national Etosha est signalé par l’institut Pasteur comme une zone endémique de palud. Nous ne voulons pas prendre de traitement prophylactique, nous l’avons donc évité. Le seul regret de ne pas aller dans le nord, est de ne pas avoir pu visiter les Himbas dans leur village d’origine. Nous avons eu la chance de les voir dans leur village temporaire à Otjikandero Himba Orphan Village.
On nous a rapporté qu’il y avait beaucoup d’animaux à Etosha, même en cette période. Il règne une grande sécheresse en Namibie. Le gouvernement a pris la décision de vendre une partie de ses animaux sauvages pour leur éviter la mort. Pour les grands fauves et les pachydermes, espérons qu’ils ne la trouveront pas dans une réserve privée organisant des chasses. La cohabitation entre les hommes et les animaux sauvages ici est difficile. Au moment où j’écris ces lignes, un éléphant du désert – le plus vieux d’entre eux – a été abattu, le gouvernement namibien étant entré en guerre contre ces grands pachydermes libres du désert.
Deux millions d’habitants pour un pays grand comme la France, les rencontres sont rares sur le chemin. Les namibiens sont concentrés dans la capitale, dans les petites villes. Les lodges sont tenus par des descendants de colons qui ont reconverti leur ferme dans le tourisme. Les Namibiens sont souriants et accueillants. Le pays est sûr. Nous sommes en Afrique, les populations autochtones ont toujours quelque chose à vous vendre, que ce soit de l’artisanat ou leurs propres traditions.
Ce voyage nécessite d’être en forme. Les kilomètres sont nombreux à parcourir sur des pistes parfois difficiles, ce qui requiert une vigilance de tous les instants. Nous n’avons eu à déplorer aucun « bobo », aucun incident.
Il faut être prévoyants en permanence : vérifier les pneus, les gonfler, faire ses provisions d’eau et d’essence, charger le téléphone namibien et vérifier son téléphone satellite …. anticiper en permanence. Si vous respectez tout ceci, vous pourrez vivre une belle aventure sur un des plus beaux terrains de jeux au monde et dans une liberté quasi totale. J’écris « quasi » car, dans chaque hébergement, on relève votre identité, d’où vous venez et où vous allez. Mais cela, c’est sur le papier. Une panne d’essence en plein désert ou un manque d’eau, dans un pays grand comme la France où il n’y a que deux millions d’habitants … je vous laisse imaginer. Un dernier point : il n’y a pas d’assurance tous risques en Namibie … donc prudence et écoutez bien ce que va vous expliquer votre loueur de voiture.
Voilà le récit de notre road trip de trois semaines en Namibie est terminé. J’espère vous avoir fait voyager si vous ne pouvez pas vous déplacer et vous avoir aidé à préparer votre voyage, si la Namibie fait partie de vos projets.

Connaissez vous la Namibie ?
La Namibie est elle sur votre liste des pays à visiter ?
Crédits photos ©des roulettes sous les pieds
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J’espère pouvoir découvrir ce pays un jour !
Bonjour, nouvelle sur votre site, je voudrais réponse à de nombreuses questions : pas de contact possible autre que commentaires? Merci!