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Comment visiter le nord-est de la Crête ? Que faire et que voir sur la partie est de l’île des Dieux et pourquoi visiter ce que l’on appelle ici « la Riviera crétoise » ? Tout dépend de ce qui vous passionne. La Crête est riche de son histoire, de ses hommes et de ses paysages. Ici vous avez le choix. Ci- dessous, vous trouverez notre itinéraire de 6 jours.

visiter le nord-est de la crête

Ma petite collection de bleus

Cet article aurait aussi pu s’intituler:  « coup de bleus en octobre en Crète de l’est » tellement la couleur bleue, ici, est omniprésente : le bleu du ciel et celui de la mer. La palette s’élargit ensuite, avec le vert des oliviers,  l’ocre de la montagne et enfin le blanc des villages.

Visiter le nord-est de la Crête sollicitera tous vos sens. Il y a l’odeur chaude du thym, celle un peu poivrée de l’origan mélangée aux immortelles, l’odeur suave de la figue. Et puis le son des cloches le matin au réveil et le bêlement des troupeaux. Enfin, ce sont les saveurs des épices et des herbes de montagne … un véritable étourdissement. Vous l’aurez compris, cher lecteur, j’adore la Crête. ♥♥♥

 

Bon maintenant rentrons dans le vif du sujet, la question qui fait que vous êtes ici: visiter le nord-est de la Crête.  Je vous garde un petit moment, installez vous confortablement, je vous emmène au pays de Minos, sur un air de Lyre, un petit verre d’ouzo pas très loin et quelques olives.

Que voir, que faire dans le nord-est de la Crête?


 – Vous êtes plutôt plage ? A vous le farniente au bord d’une mer cristalline, turquoise ou émeraude selon les moments de la journée. Vous avez le choix entre plages de sable fin ou de galets.
– Les amateurs de randonnées trouveront leur bonheur dans les multiples gorges.
– Les passionnés d’archéologie pourront visiter les vestiges des palais minoens et ceux de l’occupation vénitienne.

– Si vous aimez l’art byzantin, quelques monastères ou églises orthodoxes sauront vous combler par leurs collections d’icônes et d’art religieux.
Enfin, vous gouterez au fameux régime crétois, qui est aussi un art de vivre authentique, proche de la nature et peut être plus doux qu’ailleurs … à vous de voir et de comparer.

 Le nord-est de la Crête vous enchantera avec ses villages et ses petites villes simples et authentiques. Pour en citer quelques-unes voici : Héraklion, la capitale affairée , Malia et son palais Minoen, le fertile et pittoresque plateau du Lasithi; Agios Nikolaos, Elunda, Plaka qui concourent au titre de la Riviera crétoise et enfin Spinalonga.

Voici notre itinéraire dans le nord-est de la Crête, 6 jours entre mer et montagne, d’Héraklion à Spinalonga, avant de partir dans la partie la plus orientale.


Jour 1 : une pause à Héraklion, capitale de la Crête


Nous arrivons à Héraklion, par le vol de Marseille, très tard dans la nuit et passons une journée à flâner dans le centre pour le plaisir de commencer à nous immerger dans l’atmosphère crétoise et profiter d’un temps gourmand chez Kirkor en face de la fontaine Morosini pour y déguster un Bougatsa.

Bougatsa

 

Si c’est votre premier séjour en Crête, prévoyez de visiter le Musée archéologique, c’est une pure merveille.

Lire également notre article :  Comment visiter la Crète de l’Ouest

 

Jour 2 : entre vestiges archéologiques et monastère orthodoxe


C’est par une matinée ensoleillée que nous empruntons la voie rapide creusée à flanc de montagne en direction de Malia. Cette route qui mène aussi à Agios Nikolaos surplombe la mer, dans un décor de plantations de bananes et de champs d’oliviers . Attention aux radars. Nous quittons la direction d’Agios Nikolaos pour Malia et, à droite, direction palais de Malia. Le palais de Malia, cité archéologique, se trouve à 3 kilomètres de la petite ville.

 

Au pays de Minos


L’ancien site Minoen aura
it disparu à la suite d’un cataclysme qui dévasta tout le nord de la Crête. La cité de Malia n’a pas été reconstruite. Les ruines datent donc de la fin du 2e millénaire av. J.-C. C’est ici qu’a été découvert le célèbre pendentif aux abeilles. C’est pour nous, le site le plus intéressant de notre séjour en Crête de l’Est. Assez méconnu, il montre, outre le palais, toute une cité d’artisans et l’organisation de la Cité à cette époque.

Entrée : 6 euros . Comptez une heure de visite.

Voici pour les fans d’archéologie : recherches en cours au palais de Malia

 

En sortant du palais, nous nous arrêtons pour nous baigner sur la jolie plage de Potamos. Nous sommes en octobre, il fait doux, la température de la mer est acceptable. Et puis, comment résister à l’appel de cette eau cristalline ?

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Plage de Potamos


Nous quittons la mer pour nous enfoncer dans la montagne
, en direction du plateau de Lasithi en traversant la vieille ville de Malia. En prenant de la hauteur, nous arrivons dans un univers plus aride, ponctué d’oliviers. La température passe de 26 à 23 °.

 

chèvres dans le nord est de la crête

 

 

Halte gourmande au restaurant Taverna Karès à Krasi

Notre halte pour le déjeuner sera gourmande à la Taverna Kaves . Au menu: des fleurs de courgettes farcies au riz « kolokithoanthi gemisti« , pour moi, de l’agneau au four et, pour Monsieur, du lapin au vin, le tout accompagné de petits légumes. Monsieur se laissera tenter par un Sarangli, roulé feuilleté noix et miel, servi avec une boule de glace. La tradition voulant qu’au moment de régler l’addition, on vous amène du raki. Cette fois, il est accompagné de Bergamote confite.

plats crétois

Taverna Kaves à Krasi

 

Lire également notre article :  Quoi manger en Crête 

 

Monastère Panagia Keras Kardiotissas, notre Dame du Perpétuel Secours

L’après-midi débute par la visite du Monastère Panagia Keras Kardiotissas ou monastère de Keras .  Ce monastère orthodoxe oriental est dédié à la Vierge Marie (Kera : Notre Dame). Nous sommes à 50 km sud-est d’Héraklion.

L’église du monastère est consacrée à Notre Dame du Perpétuel Secours. L’icône a été dessinée par San Lazaro (IXe siècle) et représente la Panagia (Vierge Marie) tenant Jésus dans les bras.

Ce monastère a été aussi le témoin des luttes contre les turcs. Il a été restauré et est habité par des religieuses.

 

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Monastère Panagia Kera

 

 

– Bienvenue dans la vallée des 10 000 moulins

Nous nous dirigeons vers le Lasithi, plateau calcaire situé entre le Mont Selenia (1599 mètres) et la chaîne du Dikti (2148 mètres).

C’est l’une des régions les plus fertiles de Crête (céréales, légumes, pommes de terre, fruits). C’est un monde à part de vergers, de potagers et de petits villages qui tirent leur économie de ces cultures vivrières. Les Minoens s’y sont installés en 2100 avant JC et divers occupants s’y sont succédé : romains, byzantins, sarrasins, vénitiens, ottomans.

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Eolienne vénitienne sur le plateau de Lasithi

 

Le charme du lieu vient de ces anciens moulins à vent qui lui vaut l’appellation de « la vallée des 10 000 moulins ». Le plateau se trouve à 850 mètres d’altitude, il est d’une superficie de 25 000 m2. Les sommets des montagnes qui entourent le plateau sont souvent enneigés jusqu’au début du printemps. L’hiver y est assez froid avec de la neige à Noël. Les Grecs qui trouvent la neige « exotique » viennent y passer le jour de l’an.

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Instant mythologie :
C’est dans la grotte Dikti (près du village de Psychro) que Zeus est né. En effet, sa mère Rhéa, s’y était réfugiée pour soustraire l’enfant à son ogre de père, Kronos. Zeus y a été élevé par la nymphe Amalthée qui selon les auteurs étaient une chèvre ou … une femme … Il y avait ici, jadis, des milliers de petits moulins dispersés sur le plateau.

Revenons donc à nos moulins : ceux-ci ont été érigés dès l’antiquité pour moudre le grain. Il en reste quelques-uns pour l’irrigation. Cependant, ils sont remplacés, au fur et à mesure, par des pompes électriques. Vous vous en doutez bien maintenant, ici souffle le dieu Éole.

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Éoliennes traditionnelles pour l’irrigation

D’ici nous avons une vue sur le barrage Aposelemis.

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Lac du barrage Aposelemis.

 

– Notre hébergement sur le plateau :

Nous avons choisi la maison Kronio tenue par un couple franco-grec. Christine est française et Vassilis est grec. L’accueil est attentionné et généreux. Vous pouvez prendre vos repas au restaurant qu’ils tiennent au village. Comme on est à 850 mètres d’altitude, pensez à prendre une petite laine.

Maison Kronio Lasithi Crête

 

Haut lieu de l’histoire antique, berceau de la civilisation minoenne, le plateau de Lasithi servit de refuge lors des différentes invasions. Les éoliennes datent des vénitiens. 17 villages, deux monastères, un site antique minoen et la grotte de Dikti/Psychro,  ont de quoi occuper les amoureux de vie rurale.

Nous empruntons les petites routes du plateau au milieu des cultures : les pommes de terre du plateau approvisionnent toute L’île. Nous y verrons des citrouilles énormes.

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Vue sur le plateau de Lasithi

 

Jour 3 : Une journée à la campagne (Lasithi et Nissimou)


Ici le vent du nord, c’est le Meltem.  Mais ce matin c’est le Sirocco, en provenance du sud, qui souffle. Le soleil est au rendez-vous. A cause des étés sans eau, la zone est semi-aride. Nous consacrons la matinée à une promenade à pieds sur le plateau de Nissimou au milieu des chèvres et des mouton. Nous poursuivons notre journée dans les cultures maraichères du plateau de Lasithi.

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Plateau de Nissimou


L’après-midi, nous nous laissons séduire par l’atmosphère calme du Monastère de Vidiani au milieu des cyprès.
Sur le plateau, les hommes vivent en symbiose avec la nature et l’on tombe vite sous le charme de ces paysages et de cette atmosphère bucolique.

 

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Monastère Vidiani

 

Jour 4: vers Agios Nikolaos, de belles recrues pour Halloween


Comme chaque matin depuis que nous sommes sur le plateau du Lasithi,  nous nous réveillons au son des troupeaux. C’est le moment du départ pour Agios Nikolaos. En chemin, un arrêt s’impose à Mesa Potami, « petite Mésopotamie » qui regorge de fruits et de légumes, bien cachée dans la verdure.

Nous déjeunons au restaurant Marianna Onasis dans un décor de courges que nous ne mangerons pas. Excellent agneau à la tomate cuit en casserole. Puis nous descendons en altitude et retrouvons les oliviers. Et la température remonte 26°.

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Notre prochaine halte se fait sous la pluie à la Villa Dio Petres (les deux rochers), notre maison d’hôte pour quelques jours, à côté du village de Kritsa, charmant petit village touristique depuis le tournage du film de Jules Dassin en 1956 avec Melina Mercuri.

Pour les cinéphiles, voici le lien vers le film : « Celui qui doit mourir« .

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Kritsa Crête

 

Jour 5 Le golfe de Mirabello et Agios Nikolaos


Ce matin, le ciel est dramatique et reste encore chargé au-dessus de la mer. La montagne essuie ses larmes de la veille. Après un excellent petit déjeuner chez nos hôtes, nous partons visiter la petite Église Panagia Kera.

 

Panagia Kera ou l’église de la dormition de la Vierge

Cette église byzantine crétoise a été construite en plusieurs étapes : d’abord le 12ème siècle et ensuite le 14ème siècle. On se rend bien compte des deux plans de construction surtout de l’extérieur arrière. Elle est entourée d’oliveraies, ce qui rajoute à son charme. A l’intérieur, les fresques sont assez bien conservées, suffisamment pour être évocatrices.

Accès : entre le hameau de Mardati et le village de Krista – accès payant.

 

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Église Panagia Kera


– L’antique Lato ou « Etera, une vue imprenable sur la baie de Mirabello

Lato (Etéra) se mérite. La cité dorique est construite à flanc de montagne et offre une vue magnifique sur la baie de Mirabello. Le long de ses rues en escaliers, vous découvrez les vestiges des maisons, des boutiques et des ateliers. Presque au sommet de la colline, les vestiges d’un temple et d’un espace théâtral valent la grimpette ainsi que la vue sur Agios Nikolaos.

 

Le plateau de Khatarou, un petit Lasithi

Nous changeons d’univers en nous dirigeant vers le plateau de Khatarou qui se trouve à  1150 mètres. A l’aller, le côté de la montagne que nous empruntons est nuageux et brumeux. Arrivé sur le plateau, le soleil est au rendez-vous. Après le déjeuner à la Taverna Stéréos, nous reprenons le même versant de la montagne.  Du brouillard toujours présent, surgissent les arbres « sorcières « 

Nous passons par Kroustas, le  village des centenaires avant d’arriver sur la « Riviera crétoise », à  Agios Nikolaos.  

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Arbre éléphant

 

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Arbres sorcières

 

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Les chèvres du plateau de Khatarou

 

Agios Nikolaos, la Saint Trop’ de l’est de la Crête

Agios Nikolaos porte le nom du Saint de la Grèce : Saint Nicolas et se trouve à 63 kilomètres d’Héraklion. Agios Nikolaos est la Saint Trop’ de la crête de l’est et Rethymnon, celle de l’ouest. A l’origine, Hagios Nikolaos, c’est un petit village de pêcheurs tranquilles, converti en lieu à la mode par des investisseurs. Le village, dans un site exceptionnel, a su cependant garder tout son charme.

La petite ville s’organise autour du lac Voulismeni, encerclé par des petites falaises, au cœur de la ville. Il en est l’emblème. La légende prétend que le lac est sans fond…


Ici l’ambiance, c’est plutôt shopping et bronzette. La cité est plaisante et les magasins rivalisent de propositions envers les touristes russes qui sont légion ici. La promenade le long de la plage de Kitroplatia est  bordée de tavernes et cafés qui offrent de nombreuses opportunités de restauration. Préférez déjeuner ou diner sur le port plutôt qu’au bord du lac où les restaurants sont de véritables attrape-touristes.

Par contre ne manquez pas de boire un verre dans un bar avec la vue sur le lac, nous avons bien aimé le restaurant bar Ano Kato.

 

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Agios Nikolaos vue du restaurant Ano Kato

 

6ème jour: jeudi en route pour la Riviera crétoise:  Elunda, Plaka sur le sublime golfe de Mirabello



Après un lever de soleil photographié de notre guesthouse, nous prenons la route en corniche qui surplombe le golfe et qui offre une vue imprenable sur la baie.

 

lever de soleil Kritsa

Lever de soleil près de Kritsa

 

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Agios Nikolaos vue du nord

 

Si Elunda a su garder son caractère typique de village de pêcheurs, ses alentours présentent tout l’aspect d’une station balnéaire chic avec ses nombreux « resorts » haut de gamme et ses constructions de villas pour millionnaires.

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Vue sur la presqu’île de Spinalonga – Elunda


Il y a cependant un coin de nature sauvage préservée : la Presqu’île de Spinalonga. Il faut s’engager dans les Salines d’Elunda (anciens marais salants). Les chemins sont accessibles pour partie en voiture et ensuite à pieds. Ils conduisent à des petites criques. Nous nous arrêtons sur la plage de Kolokytha.  Il est conseillé d’y venir avant 11 heures (même en octobre), avant que les bateaux de touristes accostent pour le déjeuner et la baignade. Les prévoyants pourront ainsi profiter des petites plages de sable et se baigner dans une eau cristalline sans la foule.

 

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Crique sur la presqu’île de Kolokytha


Après le bain, nous déjeuner à Plaka chez Georgios et Giovani.  Si vous souhaitez manger du poisson et si vous êtes comme nous hors saison, dites que vous voulez vous partager un plat. Celui ci sera largement suffisant pour deux, sauf si vous êtes descendant de Pantagruel !!

Plaka est aussi un ancien village de pêcheur juste en face de l’île de Spinalonga. C’est devenu une station balnéaire très populaire. Toutes sortes d’hébergements y sont proposées.

Nous y prenons le bateau pour visiter l’île citadelle d’origine vénitienne, occupée par les Ottomans et qui de 1900 à 1967 servit de léproserie.

 

restaurant plaka

« Georgios et Giovanni » restaurant Plaka

 

– Spinalonga « l’ïle des oubliés »

Plaka est le port d’embarquement de cette île autrefois appelée Kalidon.  Tombée dans l’oubli, Spinalonga a été popularisé par le roman de Victoria Hislop  « l’Ile des oubliés ».  C’est devenu un site touristique majeur en Crête.

Compter environ 10 euros/personne pour la traversée et 8 Euros pour la citadelle. Réduction pour les citoyens de l’UE ayant plus de 65 ans. Tarifs pour les enfants.

A l’origine, la citadelle vénitienne était rattachée à la péninsule de Spinalonga. Les français percèrent l’isthme qui la rattachait à la côte pour en faire une île. La citadelle occupe la plus grande partie de l’île. Le monument est bien restauré. Construite par les Vénitiens, elle résista aux Turcs, lors de leur premier assaut en 1669. Elle finit par succomber lors du deuxième assaut en 1715, après trois mois de siège. On peut y admirer des vestiges de l’occupation vénitienne et turque. Les derniers occupants d’une partie de la forteresse furent les lépreux (1ere moitie du 20ème siècle). L’ile est protégée et les travaux de restauration continuent.



Au retour de Spinalonga,
la route qui fait le tour de la presqu’île offre une magnifique vue sur les plages de galets. Nous terminons notre journée par la visite du Monastère d’Ariétou, petit monastère avec une belle église du 17ème siècle.

 

Ariétou monastère

Monastère d’Ariétou

 

Je vous quitte sur ce magnifique lever de lune sur le port d’Agios Nikolaos. Demain nous poursuivons notre route, vers la partie la plus orientale de la Crête, cap tout à l’est, avant de rentrer à La Canée en passant par la côte sud-est. On se retrouve dans le prochain article.

agios-nikolaos

Lever de lune sur Agios Nikolaos

Crédit photos ©desroulettessouslespieds

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